Il n’y a pas de solution miracle, pas de traitement miracle. Attendre que quelqu’un ou quelque chose puisse nous libérer de ça est illusoire. Hélas beaucoup de « parasites » sont sur le marché et tentent de vivre de notre désarroi. Hors il n’y a rien à attendre d’eux !

Alors… la cause est perdue d’avance ? Il ne reste plus d’espoir ?

Bien sur que oui il reste de l’espoir, bien sur que la vie de va pas s’arrêter la, bien sur que nous pouvons sortir de cet enfer !

J’ai cru devenir fou, j’étais littéralement agressé, dépassé, détruis par ce bruit dans ma tête : le jour et les terribles et longues nuits. j’en ai passé des jours et des nuits à essayer de calculer comment mettre fin à ma vie à coup sur. Mais AUCUN moyen n’est infaillible, aucune technique ne donne la garantie du résultat : la mort.

Il n’était pas question de tenter un suicide et de me réveiller dans un état pire que celui ou j’étais ! 

Le plus terrible serait de devenir « légume » et de subir ce hurlement dans la tête 24h sur 24, 365 jours sur 365, et cela sans rien pouvoir faire d’autre que de subir !

Je suis un battant, j’ai passé ma vie a faire front et a lutter. Et un jour j’ai compris que plus je tenterais de lutter contre ce bruit obsédant plus je serais sa victime !

Quand on ne peut pas faire « sans » il faut apprendre à faire « avec ». Une fois assimilé ce concept, je me suis rendu compte que si aucun remède miracle n’existait, la solution se trouvait dans sa tête. Un esprit sain, calme, serein, apaisé et vidé de toute angoisse est beaucoup plus capable de faire abstraction de ce genre d’agression qu’un esprit torturé, angoissé, stressé.

Voici des éléments, qui à eux seuls ne peuvent pas vous guérir, mais qui tous vous aident à vivre avec :

- Supprimer le café, le thé, les boissons avec du cola qui contiennent de la caféine.

- Manger le moins salé possible (avec le temps on s’habitue et les plats redeviennent aussi savoureux)

- Se passer du tabac, si besoin sucer des pastilles de nicotine (pas de gommes à mâcher !)

- Réduire les épices,

- Pas d'alcool,

- Pas de produits, de boissons, de légumes ou de fruits qui contiennent de la vitamine C après 16h,

- Ecouter de la musique douce, des bruits d’ambiances (mer, pluie, etc.)

- Apprendre à se détendre, se relaxer, la sophrologie aide pour cela, tout comme écouter des bruits d’ambiance (mer, pluie, ruisseau, etc.). Surtout la nuit (baladeur sur les oreilles, ou appareil audio dans la chambre qui diffuse en boucle).

- Ne pas vivre dans le silence : il faut apprendre à vivre avec en permanence un bruit de fond, assez fort pour l’entendre mais pas assez fort pour se sentir agressé par lui. Il n’efface pas l’acouphène, mais il offre un support,  de bruit ou de mélodie agréable qui est extérieur à la tête, sur lequel se fixe l’esprit.

- Eviter les zones avec des bruits forts ou violents (pas de basses, le son trop fort des boîtes de nuit,  etc.)

- Apprendre à faire des promenades dans les bois, à regarder la nature, à l’aimer et à se sentir en harmonie avec elle : ça aide à se calmer, se ressourcer et à s’accepter soi même. 

- Tout faire pour ne pas s’angoisser, ne pas s’inquiéter, ne pas s’énerver : il faut rester absolument rester zen.

- Utiliser l’Aromathérapie (l’huile essentielle de Lavande fine est une aide précieuse pour se détendre),

Tout ça, je n’y croyais pas au début, mais le blocage vient de l’esprit stressé qui souffre et cherche désespérément un soulagement immédiat. C’est cette multitude de petites choses qui fait le plus de bien. Il faut absolument devenir et rester calme et serein, les acouphènes adorent les gens stressés, ou jamais satisfaits ou perfectionnistes, les gens compliqués, déprimés...

Alors plus nous vivrons dans le présent (sans se prendre la tête avec un futur toujours hypothétique et incertain), plus nous rechercherons la simplicité, la douceur, la nature, le calme... et moins la maladie aura de prise sur nous !

Et ça marche !

Dans la journée je vis quasiment comme si le bruit n’existait pas !

Le soir je me couche sans me poser la question de savoir si je vais dormir ou pas, en me disant que j’ai déjà réussi à dormir, et qu’au pire si je ne dors pas cette nuit la je dormirais mieux la nuit suivante. Bien sur il m’arrive encore de temps en temps à passer une mauvaise nuit. Mais en août 2009 je ne parvenais même pas à dormir une heure malgré le seresta et le zopiclone, aujourd’hui, avec un demi zopiclone je parviens maintenant à faire des nuits de 5h à 6h de sommeil !

 

J'ai créé ce blog car j'étais désepéré, je cherchais un remède, une aide extérieure que je ne trouvais pas alors que la solution était en moi...

J'espère que mon témoignage pourra vous être utile, ce que nous vivons est une terrible épreuve, mais nous pouvons la surmonter.